Work and Live for Good, en 7 leçons de vie

By 26 octobre 2016 juin 14th, 2018 19 - Paris 2016, Conférences, Promotions 2016

Ce jeudi 27 octobre 2016 marque le coup d’envoi de l’Université d’Automne de l’Engagement de la promotion 2016, baptisée Chrysal’IDe. Près de 300 lauréats venus des quatre coins de l’Hexagone ont rallié Paris pour participer à ce deuxième rassemblement de la promotion, dans les locaux de l’ESCP Europe, sous le signe de l’engagement et de la paix, et pour vivre des moments forts au rythme des conférences et des ateliers.

Comme pour l’Université d’Eté à Autrans, le programme se veut dense et riche. Après le mot d’ouverture de Claire de Mazancourt et de Marc Germanangue, nous avons tout de suite été mis dans le bain, en accueillant le plus frenchy des dirigeants de Microsoft : Jean-Philippe Courtois. Et ce n’est pas seulement en tant que Vice-Président Exécutif et Président monde des Ventes, du Marketing et des Opérations de Microsoft, que Monsieur Courtois, qui maîtrise parfaitement les codes de la communication, se présente devant les lauréats de l’Institut. C’est surtout de sa qualité de citoyen engagé auprès des jeunes qu’il agit. La fondation « Live For Good » qu’il a co-fondée avec sa famille et qui soutient de jeunes porteurs de projets dans l’entreprenariat social, est l’aboutissement de son parcours brillant au service de numérique et du monde de l’entreprise.logo live for good

En d’autres termes, il n’est pas question de parler de Microsoft et de son épopée, sous l’ombre de son fondateur Bill Gates, encore moins des stratégies de marketing que Jean-Philippe Courtois a mises en place pour cette grande multinationale qui domine la sphère de l’informatique et des nouvelles technologies. Si ce n’est ce que la naissance de cette entreprise fut un événement marquant dans la vie de notre invité… pour qui la vie a commencé avec une première rupture à la fin de la guerre d’Algérie. En sept leçons de vie, Jean-Philipe Courtois a retracé son parcours de sa ville natale Nice jusqu’aux plus hauts sommets des Etats.

La première leçon est d’apprendre en créant un produit. C’est en participant à la création d’un logiciel de comptabilité qu’il est rentré en contact avec l’informatique et ses enjeux.

La deuxième leçon de sa réussite est ce qu’il appelle « mériter son client », en dépassant la relation purement commerciale avec le client pour instaurer un climat de confiance et de respect mutuel.

– La troisième leçon est un appel à sortir de sa zone de confort en explorant de ce qui se passe de l’autre côté.

La quatrième leçon cible le monde de l’entreprise comme organisation. La responsabilité citoyenne et sociale de l’entreprise est au cœur des débats actuels. Toute entreprise qui veut avoir un impact durable dans le temps est amenée à agir de manière plus étendue, à élargir son spectre d’action, à s’ancrer dans un territoire, à promouvoir le bien-être de ses collaborateurs en leur donnant accès à des services et à des outils qui regroupent la santé, les loisirs, l’organisation du temps de travail…

– La cinquième leçon, non des moindres, soulève la question du leadership. Jean-Philippe Courtois pense qu’il y a autant de leaders, autant de richesses que d’hommes et de femmes. Savoir s’entourer est la clé de la réussite.

– La sixème leçon est sous le signe de l’altérité. Elle renvoie à ce qui est autre, à ce qui est extérieur à un « soi » dans sa réalité de référence et dans sa propre culture. Grâce à ses fonctions de directeur, Jean-Philippe Courtois  a voyagé à travers le monde. Il a visité 120 pays, correspondants à 120 cultures différentes, et il y a rencontré des gens remarquables. Selon lui, la force d’organisation d’une entreprise d’aujourd’hui est de créer une culture, une culture d’entreprise qui fédère ses collaborateurs, ses partenaires et ses clients. La manière dont on parle constitue à elle seule une pièce de cette culture.

– La septième leçon concerne l’aventure « Live for Good » qui répond aux enjeux d’aujourd’hui : l’émergence d’une génération en quête de sens, le développement de l’entrepreneuriat social, ou encore l’accélération de l’innovation technologique. Partant du constat qu’il y a un vivier inexploité de jeunes talents, la fondation « Live for Good », par le biais du prix Gabriel, a pour mission de révéler le potentiel des jeunes aux parcours atypiques et de récompenser les projets novateurs, en proposant un accompagnement personnalisé et en intégrant une communauté solidaire. La session 2016 du prix a vu récompensé un des lauréats de l’Institut de l’Engagement, Morgan Servant, pour son projet culturel à visée sociale.

Pour finir, il est certain que Microsoft, comme toute grande entreprise à l’échelle planétaire, nous laisse un avis mitigé sur la portée de ses intentions sociales. Dans sa course aux parts de marché, elle a pu susciter des polémiques autour des pratiques d’optimisation fiscale. Mais par ailleurs, Microsoft continue d’affirmer sa volonté de s’implanter dans les pays en voie de développement, de rendre accessible le numérique, de créer des partenariats pour lutter contre la fracture numérique et de faire émerger des solutions efficaces pour protéger les données informatiques de ses clients. A l’issue de cette conférence riche en échanges avec les lauréats, nous retiendrons que Jean-Philippe Courtois, ce pur produit de la méritocratie à la française, est un admirateur de l’innovation, un homme qui aime séduire, vendre du rêve et parler aux jeunes. Son engagement en faveur de l’émergence de nouveaux talents incarne une volonté de changement, vers un monde plus ouvert et plus accessible, où les frontières imposées par les échecs et les normes sont bannies.

Texte : Hamza Bouhela, lauréat 2016
Photos : Idris Lecahptois, lauréat 2016

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