Avec le Commissaire de Bord du Carthage

Entretien avec Aymen Manai, Commissaire de Bord sur Le Carthage
Par Jessy Arnaud, lauréat 2016
Photos Anita Ruszcsak, lauréate 2016

Voici l’interview d’Aymen Manai, qui fût le commissaire de bord du ferry que la promotion Alheli a emprunté pour effectuer la traversée de la Méditerranée, afin de se rendre en Tunisie pour la seconde partie de l’Université.

Jessy : Bonjour Commissaire et merci d’avoir accepté de nous accorder cette interview. Pouvez-vous vous présenter à nos lauréats et nous parler du parcours professionnel et scolaire que vous avez suivi pour devenir commissaire de bord ?

Aymen Manai : Bonjour, je m’appelle Aymen Manai. J’ai tout d’abord effectué mes études primaires et secondaires en Tunisie, avant d’intégrer l’Institut Supérieur d’études maritimes de Casablanca, au Maroc. Pendant ma formation j’ai effectué des stages sur des navires vraquiers (transport de marchandises solides en vrac), puis enfin, une fois ma formation terminée, j’ai travaillé quatre ans sur des pétroliers avant de rejoindre l’équipage du Carthage comme Commissaire de Bord.

Jessy : Pouvez-vous nous dire ce qui vous a poussé à faire ce métier ?

Aymen Manai : Et bien, je viens de Bizerte qui est une ville côtière où dès mon enfance j’ai établi une relation particulière avec le milieu aquatique et la nature qui l’entoure. Et puis c’est pour moi un métier très noble, où il faut de la patience et du courage. Comme on dit, un marin fait le bonheur. (sourire)

Jessy : Avez-vous déjà effectué une assistance auprès de migrants, et si non, quelle procédure devez-vous suivre ?

Aymen Manai : Non, en dix ans de métier cela n’est jamais arrivé. En revanche si cela devait se produire, nous serions dans l’obligation de leur porter secours comme le dit la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, du 10 décembre 1982, convention dite de Montego Bay.

Jessy : Une petite anecdote à raconter à nos lauréats ?

Aymen Manai : Ouh là ! J’en ai tellement ! Mais une très amusante dont je me souviens c’est l’histoire d’une famille à l’embarquement sur le ferry, où l’homme est arrivée chargé de bagages dans les deux mains et quand je lui ai demandé son passeport, il m’a répondu qu’il était trop chargé pour prendre son passeport resté dans la voiture. (rires)

Jessy : Voyez-vous beaucoup de groupes comme l’Institut de l’Engagement sur votre ferry ?

Aymen Manai : Non, c’est une première sur le Carthage et cela a été une sacrée expérience du point de vue logistique, mais une expérience positive. (sourire)

Jessy : Pouvez-vous nous parler du Carthage ?

Aymen Manai : Le Carthage est donc le nom de ce ferry qui peut accueillir jusqu’à 2600 passagers et 300 membres d’équipage. Il a été construit en Norvège en 1999, et a une durée de vie d’environ 30 ans. Il appartient à la Compagnie Tunisienne de Navigation (CTN), créée en 1959.

Jessy : Un petit mot pour conclure ?

Aymen Manai : Oui. Restez fidèle à la Tunisie et profitez de votre jeunesse et du présent sans oublier l’avenir. Je vous souhaite une bonne réussite pour votre projet. Bonne continuation.

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