Atelier Croix-Rouge : changement des mentalités

By 18 janvier 2017 juin 15th, 2018 20 - Marseille-Tunis 2017, Activités, Promotions 2016

Et si pour changer le monde fallait-il d’abord se changer soi-même ? C’est ce que nous ont proposé les représentalogo croix rougents de la Croix-Rouge au travers d’un jeu de rôle au cours duquel il a fallu faire preuve d’empathie.

Les règles sont simples. Chaque participant doit se mettre dans la peau d’un personnage évoluant dans un contexte social, économique et culturel particulier. Le maître du jeu pose des questions qui tournent autour des droits humains et des libertés individuelles. Les joueurs, alignés côte à côte sur une ligne de départ, doivent répondre à ces questions, pour oui en avançant d’un pas, ou pour non en reculant d’un pas.

Le jeu commence. Nous sommes une dizaine alignés au milieu de la pièce. Les questions défilent. « Pouvez-vous pratiquer votre religion librement ? », « Vous sentez-vous en sécurité dans votre communauté ? ». Les joueurs bougent, se désolidarisent. Certains avancent vite, d’autres reculent inexorablement. De la ligne de départ, il ne reste qu’une constellation de joueurs.

Au terme du jeu, les rôles de chacun sont dévoilés et tout le monde est invité à livrer ses impressions. Les par
ticipants qui ont le plus avancé ont le sentiment d’être déconnectés par rapport aux autres. Pour certains, répondre aux questions par oui ou par non s’est révélé complexe. La participante qui a incarné une femme avec une bonne situation sociale se demande si ses réponses auraient pu être différentes selon les pays. Tout le monde salue l’optimisme du joueur qui incarnait une personne atteinte d’une maladie grave et qui a fini dans le groupe de tête. Certains s’étonnent que la participante qui jouait un homme politique se soit retrouvée en arrière.

Si l’on redistribuait les rôles et que l’on faisait un second tour, le résultat serait probablement différent. Peut-être que la personne âgée avec des revenus limités se retrouverait plus en retrait, ou le professeur dans un pays en proie à la guerre civile plus en avant. Tout dépendra du regard que l’on pose sur le monde : vais-je regarder le monde de manière pessimiste ou optimiste ?

Texte : Ivan Rakotovao, lauréat 2016

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