“Le temps…” Constance Mukenyi, lauréate 2016

“On se situe à chaque instant pile poil entre l’avenir et le passé.

C’est le présent, ce précieux cadeau du temps nous est gracieusement offert à chaque moment,

C’est la vie, celle qui nous lie, nous re-lie, aux histoires de l’humanité

L’univers de chacune de nos singularités.

L’Institut c’est comme un voyage, une multitude de trucs et de gens-luc, qui provoquent des décalages.

De 16 à 29 ans… en fait peu importe les âges du temps,

Ce qui compte, c’est de devenir de plus en plus sage.

On chemine à travers un espace temps criblé de mines,

Attention à là où nous décidons de poser le pied !

Risque-t-on de tomber dans le vide et de s’noyer parce que le fond nous semble trop profond et qu’on a l’angoissante sensation de ne plus avoir pied ?

Allons-nous céder aux si nombreuses pressions de la société ?

Lâcher prise et laisser le temps passer, échapper, gaspiller,

Nous laisser porter par le courant comme des feuilles ballotées entre des vents et des marées ?

Décider d’ignorer d’écouter les cris, les pleurs, les hurlements de notre Terre en douleur ?

Nature et Humanité à parité. Les dés sont jetés, les options nous sont données…

Le choix du non choix EST un choix.  Voulons-nous être complices de cela ?

Désirons-nous continuer à laisser fuiter les regards de nos yeux ?

A s’faire s’étouffer les battements de nos cœurs à travers lesquels nous nous sentons connectés à notre humanité ?

Parfois, il est vrai que nous nous sentons découragés, mais un jour une grande sage a dit – et ce jour c’est aujourd’hui – « Même le ventre de l’amertume peut abriter la beauté »

C’est paradoxal, pas vrai ? Pourtant, c’est vrai.

Voilà l’miroir dans lequel vous pouvez vous regarder – oui – vous, votre reflet, cette mosaïque de mille feuilles d’identité… c’est ça nos Universités, simplicité et humilité, comme un partage de nuages connectés. Ensemble on prend de la hauteur, ça donne cette curieuse impression de hauteur, ça nous tire d’la torpeur et rempli nos cœurs de si pleins de saveurs grâce à vos personnalités épicées. Nous trouvons des épaules sur lesquelles reposer nos têtes, des bras pour nous enlacer, de regards étincelants et des sourires chaleureusement qui au fond de nos cœurs rallument des feux et nous font nous embraser ardemment, comme si plus rien ne pouvait nous arrêter. Cette société on va la changer…

À vrai-dire, c’est déjà c’qu’on fait !

Nous avons de grands défis à relever, la voilà notre mission, à nous l’humanité.

Alors… cap de changer de cap ? Cap de garder ce cap ?

Garder le regard rivé sur l’horizon, sans oublier que cet horizon lointain n’est que l’extension de ce qui se trouve là, à nos pieds. Il nous suffit de nous baisser pour ramasser les pépites dorées, qui se trouvent sous nos pieds.

Restons sensibles à la divine beauté de ce qui est !

Vous vous souvenez de votre Service Civique ?

Ça provoque des putains de déclics, nous lance dans des dynamiques, nous devenons de plus en plus éthiques, vivons des expériences magiques auprès de personnes magnétiques.

Ensemble, nous trouvons la force de résister contre ces vents et ces marées, de pas se laisser mal influencer, car nous savons que nous avançons dans un monde plein de requins affamés, prêts à nous croquer, piétiner et dévorer !

Mais – Rien – Rien – RIEN au monde ne pourrait entacher l’ardant brasier qui dans nos être s’est allumé !

On se situe à chaque instant pile poil entre l’avenir et le passé…

Vous l’aurez deviné, la jeunesse que nous sommes ne perd pas l’temps, car nous sommes cette jeunesse, là, ici et maintenant !

C’est NOTRE moment, alors soyez charmants,

Brillez, Brillez et éblouissez sans jamais vous arrêter d’avancer !”

“Le temps…”, poème de Constance Mukenyi, lauréate Automne 2016

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