Portraits de lauréats : Aymane

By 13 février 2018 juin 19th, 2018 24 - Tunis 2018, Lauréats, Promotions 2017

Présente toi en quelques mots et présente nous ton projet :
Je m’appelle Aymane, j’ai 24 ans et je suis étudiant à Lyon. Je fais un Master 2 “Gestion des territoires et développement local” et j’ai rejoint l’Institut de l’Engagement au sein de la filière Création d’activité. Mon projet, c’est d’ouvrir un complexe de futsal à Mayotte, pour au moins deux grandes raisons :  d’abord parce que je suis originaire de l’île, ce serait une manière pour moi de rentrer dans mon département auprès de mes proches. Ensuite parce que ce genre de complexe n’existe pas à Mayotte, l’offre de loisirs en règle générale est insuffisante, donc c’est une manière pour moi de participer modestement au développement de Mayotte à travers le sport et le loisir.

Ou as-tu effectué ton service civique ?
J’étais en mission à la Fédération Française de Taekwondo, pendant 8 mois, dans le cadre du plan “Citoyens du sport”. Mon binôme et moi étions chargés de transmettre des valeurs citoyennes aux jeunes sportifs.  A chaque compétition, on tenait notre stand, les jeunes combattaient mais entre chaque combat, pendant les moments creux, ils passaient devant nos stands, ils étaient curieux, ils venaient, on jouait ensemble et en même temps on discutait. On a préparé des jeux, on les a détournés pour faire parler les jeunes de la citoyenneté. Il y avait, par exemple, un mémory avec certains mots-clés, un jeu de l’oie avec des questions sur la citoyenneté…

Est-ce que c’est ta mission de Service Civique qui a donné vie à ton projet ?
La mission m’a donné l’idée d’incorporer, dans mon projet d’entreprise, un côté associatif et tourné vers la jeunesse. Mais mon idée avant le Service Civique, c’était déjà d’être entrepreneur. Par contre, le fait d’avoir fait cette mission, d’avoir été au contact des jeunes et d’avoir aimé ça, ça m’a permis d’intégrer cet aspect à mon projet.  Avant ma mission, j’ai aussi été “bénévole” dans le club de foot ou j’ai joué à Mayotte. J’encadrais les entraînements des plus jeunes, j’accompagnais aux compétitions et à travers ça, mais aussi ma vie à Mayotte, j’ai vu qu’il y a des gens qui me ressemblaient énormément mais qui avaient moins de chance et des difficultés que moi je n’ai pas vécues. Ces expériences me donnent envie de faire quelque chose comme ça dans mon futur futsal, pour l’instant je ne sais pas encore comment mais le but, ce sera de faire participer les jeunes qui ont moins de moyens et de les aider. En tout cas, on trouvera comment faire et on fera.

Qu’est-ce qui t’as poussé à candidater à l’Institut de l’Engagement ?
C’est un heureux hasard je dirais! J’ai eu l’idée de créer mon entreprise en juin 2017, j’ai commencé à travailler sur l’idée sans penser à l’IDE. J’ai passé un été à Mayotte et, à mon retour en métropole en septembre, j’ai commencé à chercher tout ce qui existait pour les jeunes entrepreneurs. C’est à ce moment là que j’ai reçu le mail de l’Institut qui me disait que je pouvais postuler, et que c’était l’une des dernières fois puisque j’avais fini mon Service Civique en janvier 2017. Quand j’ai vu ça, je me suis dit que ça tombait bien, que maintenant j’avais un projet et j’ai postulé.

Qu’est-ce que tu dirais à des personnes qui hésitent à candidater ?
Je dirais déjà que c’est une super expérience, qu’il faut le faire! Et que, pour moi, pour être lauréat de l’Institut de l’Engagement, il faut être humble et travailleur. Humble parce que postuler, c’est se dire qu’on a un projet et avoir l’humilité de se dire qu’on a besoin d’être accompagné. Travailleur car, même si on nous tient la main dans la réalisation de ce projet, on doit avancer par nous mêmes et avoir la volonté de travailler. Pour finir, je dirais qu’on bénéficie d’un super accompagnement et que c’est un excellent moyen de rencontrer des gens intelligents, accessibles et enrichissants.

Propos recueillis par Noëlla Taombé

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