Interview de Sacha Bonnefond, lauréate et chanteuse dans le groupe DHAMMA

Tout d’abord, merci à Sacha d’avoir bien voulu à répondre à mes questions.

Sacha, raconte-moi tout, je t’ai vue le samedi 27 Janvier 2018, sur scène à Marseille, et tu sais combien j’ai apprécié votre concert. Mais dis-moi tout, avant d’intégrer l’Institut de l’Engagement, que faisais-tu ? Quel était ton service civique ?
Avant de devenir lauréate, je menais de front trois activités : je rédigeais mon Master II en Philosophie politique, j’enregistrai mon premier album avec Dhamma et j’étais en Service Civique à l’Opéra national de Paris. Là-bas, j’encadrai un projet éducatif artistique appelé “10 mois d’école et d’opéra” qui proposait des projets entre des écoles primaires de Paris et l’Opéra, permettant ainsi aux élèves d’apprendre le violon avec des professionnels ou d’apprendre le théâtre et de faire une représentation sur la scène de l’opéra. »

Quel était ton projet à ton oral à l’Institut de l’Engagement ? S’est-il concrétisé ? Comment l’Institut de l’Engagement a-t-il pu t’aider ?
Lors du Jury pour l’Institut je me suis présentée avec divers projets car j’avais la tête pleine d’envie et d’espoir : je voulais fonder un café coopératif, ou encore un festival à visée éthique. Mais j’ai compris après qu’il fallait que je me consacre pleinement à mon projet musical qui en réalité prenait tout mon temps et que je considérais comme une priorité. L’Institut m’a aidée pour me donner confiance et également en m’offrant une bourse qui m’a permis d’acquérir du matériel pour améliorer la performance scénique.

Comment t’es-tu dit que tu voulais percer dans la musique ? On sait tous que le marché de la musique est semé d’embûches, et pourtant quand on vous voit sur scène, clairement on sent qu’elle est faite pour vous…
Depuis que j’ai 4 ans, j’invente des chansons. Je passe mes journées à chanter et à créer des mélodies. J’ai toujours aimé ça et même si j’ai fait des études littéraires en parallèle, je n’ai jamais arrêté de composer, tout simplement parce que j’en avais besoin pour exprimer mes émotions. J’ai voulu tenter ma chance pour ne pas avoir de regrets plus tard.

Comment ton groupe s’est-il crée ? Peux-tu nous expliquer le nom de ton groupe ? J’avoue qu’il m’intrigue beaucoup.
Dhamma est parti d’une rencontre par l’intermédiaire d’une amie en commun. Le contact est super bien passé et on a été tous les deux très admiratifs de voir que nous étions vraiment complémentaires : Khalil savait faire ce que je ne pouvais pas faire et vice versa. On a passé des mois à chercher un mot puis le nom Dhamma est venu finalement. C’est un mot en pali, une ancienne langue indienne. Il veut dire que la source de notre souffrance c’est le désir, c’est-à-dire le fait de toujours vouloir ce qu’on a pas  et d’avoir des difficultés à se réjouir de ce qu’on a… Dhamma désigne cette loi et désigne le chemin sur lequel s’engager pour vivre plus heureux. Pour nous, c’était aussi une façon de dire que c’est la musique qui nous aide à rentrer en lien avec nos émotions et à mettre en mot ce que nous vivons au quotidien.

Tes prochaines dates pour qu’on puisse à nouveau vous écouter ? Vos futurs projets dans la musique (un nouvel album ?)
Nous avons plusieurs dates à Perpignan et Paris ces prochains mois et d’autres dates sont en cours de confirmation. Pour le moment, l’idée est de faire vivre l’EP (un petit album avec quelques titres qui précède un album complet) en le jouant sur scène, donc notre priorité est de trouver des dates, de jouer dans des festivals pour se faire connaître et rencontrer le public. Chacun de notre côté, nous avons aussi des projets personnels qui ne nous appartiennent qu’à nous et qui sont en cours. J’ai quelques compositions de côté que je voudrais retravailler notamment…

Si tu pouvais résumer ton année à l’Institut de l’Engagement, en plusieurs mots, qu’est-ce que tu dirais ?
Acceptation de soi, bienveillance et fraternité. Ce sont des mots qui me viennent quand je pense à mon année à l’Institut de l’Engagement. J’ai appris à ne pas juger, à avoir confiance et à croire un peu plus en mes projets.

Interview par Marie Guillan, lauréate Automne 2016

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