La place de l’ESS chez les gens

By 27 juin 2018 juillet 19th, 2018 26 - Autrans 2018, Témoignages

J’étais présente à l’atelier « Place de l’Économie Sociale et Solidaire, entre choix politiques et économie classique, levier du changement sociétal et vecteur d’innovation social », animé par Simon Brabant (responsable pédagogique et formations Arobase) pendant la journée du mercredi 27/06/2018 lors de l’Université d’été – séminaire d’intégration – à Autrans, dans le Vercors.

Un.e lauréat.e a posé cette question : « Est-ce que l’ESS est forcément réservée aux gens déjà cultivé.e.s, proches de la culture et possédant des diplômes ? N’est-elle pas éloignée des gens isolé.e.s ?»

Cette question m’a interpellée. C’est pour cela que je souhaite « enquêter » sur la place et la signification de l’ESS chez les gens.

J’ai interviewé Pascaline B. (qui propose des ressources éducatives pour l’environnement) et Axel F. (réalisateur de films dans l’environnement) tous deux résidant dans le Vercors. Ils avaient la trentaine. Je les ai rencontrés lors d’une balade dans le village d’Autrans, dans un espace de co-working (le seul du Vercors pour le moment) nommé UTO-PIC.

Les questions étaient les suivantes :
1 – Avez-vous déjà entendu parlé de l’ESS ?
2 – Quand on vous dit ESS, vous pensez à quoi ?

Tous les deux avaient déjà entendu parlé de l’ESS, notamment Axel qui s’est engagé dans l’associatif, notamment dans la LPO (la Ligue de Protection des Oiseaux) durant un stage.

Pascaline, quant à elle, avait appris ce terme dans des articles sur le développement durable.

Pour eux, l’ESS c’est :

Ils nous ont apporté une autre vision assez intéressante, car selon eux, « on peut faire de l’ESS sans le savoir, sans mettre d’étiquette. Il faudrait que les populations qui ont accès à l’information sur l’ESS aient conscience qu’elles se trouvent dans ce secteur et qu’elles fassent un effort pour aller sensibiliser les autres populations. »

Puis, je suis allée interroger Baptiste M. et Julien R., deux trentenaires assis à la table d’un café.

Pour eux, l’ESS c’est :

Selon Julien, « ça marche ». En effet son pote agriculteur a monté une coopérative dans l’ingénierie. Quant à Baptiste, il n’avait pas vraiment entendu ce terme auparavant mais s’est rappelé que « peut-être à la radio ».

Mon objectif était d’aller interviewer plusieurs couches de populations, en variant les âges, les secteurs d’activité, les genres, le niveau de richesse. Malheureusement, faute de temps et de moyen, je n’ai pu assouvir ma quête de vérité.

Alors je laisse la question en suspens :  l’ESS est-elle uniquement réservée aux gens « cultivés » (et puis, qu’est-ce que la culture?), avec des diplômes, proches de la culture ?

Sophie Caldaguès, lauréate Printemps 2018

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