Intervenants – Capitaine Alexandre, Gaëlle Rauche – 29 octobre 2018

Marc Alexandre Oho Bambe dit Capitaine Alexandre sème des notes et des mots, de résistance et de paix, de mémoire et d’espoir.
Être écrivant au tempo du cœur, il inscrit ses poèmes et ses pas dans ceux essentiels, de ses guides à penser et professeurs d’espérance : sa poésie chante les possibles, le don de soi, l’amour et la révolte, la quête de l’humain, « rien que l’humain » et le refus radical de vivre « les bras croisés en l’attitude stérile du spectateur ».
Il a publié six livres : ADN (Afriques Diasporas Négritude), Le Chant des possibles (récompensé par le Prix Fetkann de poésie et le prix Paul Verlaine de Poésie de l’Académie Française en 2015), Résidents de la République (essai écrit en « état d’urgence » en 2016) aux Editions La Cheminante et De terre, de mer, d’amour et de feu (en 2017) aux éditions Mémoire d’Encrier. Son premier roman, Diên Biên Phù (récompensé par le prix Louis Guilloux 2018) est paru en mars 2018 chez Sabine Wespieser éditeur, en même temps que son nouveau recueil de textes Ci-gît mon coeur (Ed. La Cheminante).
Membre fondateur du Collectif On A Slamé Sur La Lune, Capitaine Alexandre est également chroniqueur (Africultures, Mediapart, Le Nouveau Magazine Littéraire) et intervenant en milieu scolaire et universitaire où il propage auprès des jeunes le respect et le sens, l’essence de la vie curieuse de l’Autre et de l’existence libre, affranchie des dogmes et des extrêmes.
Marc Alexandre Oho Bambe a été fait Chevalier de l’Ordre National du Mérite par décret présidentiel du 2 mai 2017.
Capitaine Alexandre slame ses textes et chante les possibles sur les scènes du monde entier.
Pour plus d’informations : www.capitainealexandre.com

Gaëlle Rauche est née le 20 Décembre 1978 à Saint-Étienne. Elle vit et travaille en Champagne-Ardenne.

Formée à l’animation d’ateliers d’écriture chez Elisabeth Bing (Paris), elle découvre le slam en 2009 au hasard du musée des Beaux-Arts à Reims. Depuis, elle partage ses textes sur des scènes ouvertes, des festivals, des tournois.

Gaëlle a été sacrée championne de France de slam en 2016.

Son titre lui vaut d’être invitée au Sénégal, pays de la « Teranga » et l’année suivante à Abidjan, en Côte d’Ivoire pour des rencontres poétiques. Elle revient bouleversée par ces voyages qui l’emmènent à regarder sa pratique artistique sous un autre prisme.

Elle décide alors de mettre l’art et la culture au centre de sa vie, de se consacrer à l’écriture d’un recueil et à la création d’un spectacle. L’humanité, le partage et le respect sont au coeur de son travail, tout comme le féminin. Qu’est-ce qu’être femme ? Et comment le devenir en se libérant parfois du poids des générations passées, de notre groupe d’appartenance, de notre couple, du miroir que l’autre nous tend.

La poésie, la création, sont pour elle un souffle de vie. Elle pense qu’il est essentiel que chacun comprenne qu’il a un potentiel, parfois battu en brèche, qu’il peut apprendre à aller chercher. C’est ce qu’elle transmet en ateliers, avec des publics variés, en utilisant parfois différents jeux empruntés au théâtre d’improvisation qu’elle pratique, car elle envisage l’écriture dans son oralité, qui donne corps et voix au texte. Elle accompagne les participants sur ce chemin, personnel, afin de leur faire prendre conscience de la force de leurs mots et de la manière dont ils souhaitent les habiter, les faire vivre, en se reconnectant avec leurs émotions jusqu’à les déclamer devant un public, comme un cadeau offert en partage.

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