Compte rendu : Storytelling : accrocher l’attention de son public en 1 minute

By 29 juin 2019 juillet 29th, 2019 30 - Autrans - 2019, Ateliers, Promotions 2019

Le samedi 29 juin, à partir de 11h, les premiers ateliers de la 30ème Université de l’Engagement ont débuté. L’un d’eux était présenté par Isabelle-Eva Ternik, avocate en droit des affaires et son atelier était Storytelling : accrocher l’attention de son public en 1 minute. Nous sommes une quinzaine de lauréats à y participer.

Avant de débuter, Isabelle-Eva nous explique le principe du storytelling, c’est-à-dire de raconter une histoire en suivant un schéma. Elle nous en fait la démonstration en nous racontant l’histoire d’un petit garçon qui s’appelle Lucas. Elle nous explique ensuite comment va se dérouler l’atelier, qui aura quatre phases : l’interview, la construction, la répétition et l’oral.

Le schéma du storytellig :

Il répond à 3 lettres : IES

  • I (situation Initiale) : c’est la phrase d’accroche qui peut être une citation, une phrase choc ou un nombre. Le but est de captiver l’attention de l’auditeur pour qu’il veuille connaître la suite.
  • E (Événement) : c’est ici que va s’installer le suspense de notre histoire avec nos éléments perturbants.
  • S (Solution) : c’est la phrase de fin, celle qui résolut le problème. Il peut s’agir d’une punchline voire même d’une question ouverte.

1- L’interview :

Nous devons nous mettre par binôme, si possible avec quelqu’un ne nous ne connaissons pas. Puis, à tour de rôle, nous devons nous raconter nos vies ou un élément marquant de notre vie pendant environ dix minutes. Nous pouvons poser toutes les questions que nous jugeons utiles pour la construction de notre histoire. C’est à nous ensuite de choisir l’angle avec lequel nous allons la raconter.

2- La construction :

Quand nous avons tout ce qu’il nous faut, nous devons commencer à choisir les éléments que nous jugeons les plus pertinents pour écrire le schéma de l’histoire. Pour cela, il faut écrire uniquement des mots en sachant à quoi cela correspond. Isabelle-Eva est présente si jamais ne nous avons besoin d’aide pour construire notre suspense.

3- La répétition :

Au bout d’une vingtaine de minutes, nous devons tous avoir notre structure pour confier l’histoire de l’autre à tout le monde. Nous allons donc devoir nous entraîner au principe même du storytelling : raconter. Nous devons chacun choisir un bout des 4 murs qui constituent la pièce, se mettre face à lui et essayer de lire plusieurs fois notre texte. Cela va permettre de se rendre compte des possibles incohérences et de faire évoluer celui-ci. Après la lecture, nous devons être capables de le réciter et de tenir une minute.

4- L’oral :

C’est la dernière étape de l’atelier ! Chacun de nous va devoir passer devant tout le monde pour raconter l’histoire de son binôme. Chaque passage se finit par des applaudissements et des sourires, ces textes nous permettent de connaître nos camarades d’une manière plus intime que si nous avions pris le temps de parler entre nous.

Conseils pour le storytelling :

  • Ne pas hésiter à utiliser des nombres et des pourcentages en phrase d’accroche, c’est marquant et ça donne envie de connaître la suite.
  • Pour captiver les auditeurs, essayer de faire des pauses entre certaines phrases pour permettre au suspense de s’installer.
  • Regarder le plus possible les auditeurs pour qu’ils se sentent embarquer dans l’histoire que l’on raconte.
  • Prendre son temps, ne pas essayer d’aller trop vite.
  • Si nous perdons le fil de nos mots, toujours tenter de rebondir.

Texte : Marie-Aurore Jouvet Desbordes
Photo : Matthieu Schenk

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