Intervenante – Sarah Lefèvre – 26 Janvier 2020

Journaliste et documentariste indépendante depuis 8 ans, historienne de formation, Sarah Lefèvre, formée à l’ESJ Lille, fait
ses premières armes en tant que reporter radio pour l’émission « Là-bas si j’y suis » sur France Inter. Elle commence alors un
travail de documentation et d’enquête sur les mouvements sociaux et les conditions de travail, qu’elle poursuit ensuite à l’écrit pour les médias indépendants Reporterre et Streetpress.
Peut-on encore parler de monde ouvrier en France aujourd’hui ? En 2015, elle réalise l’enquête du film documentaire « Nous, Ouvriers » (France 3), récit en trois épisodes de 52’ de la condition ouvrière à la fin du XXe siècle.
Ses enquêtes et grands reportages en radio (« Si loin Si proche », RFI) sont autant d’occasions de réaliser un travail photographique en parallèle. Convaincue de la force des projets menés à plusieurs, elle co-fonde en 2016, le collectif 2026 avec d’autres photographes et journalistes, et participe à la création du collectif-école Transmission (2018), réunissant
plusieurs professionnels de la radio autour d’une formation libre et gratuite, basée à
Aubervilliers depuis deux ans.

Avec le photojournaliste Edouard Richard, elle réalise plusieurs diaporamas sonores. « Lonesome cowboy », l’histoire de Hank Moss qui a tout perdu et tout reconstruit après les ouragans Hike et Katrina, remporte le prix du diaporama sonore 2019 d’Arte info. « Les grands D », leur dernier film photographique, documente la vie des travailleurs de l’EPR de Flamanville, venus de toute l’Europe pour bâtir le réacteur le plus puissant jamais construit, dont la mise en route à près de dix ans de retard.
En décembre 2019, elle lance le label indépendant, Convergence, et co-réalise un documentaire intitulé « Légitime Violence, les raisons de la colère ». Un an après le début du mouvement des « Gilets jaunes », une jeune femme raconte comment elle a décidé de rejoindre le Black Bloc. Ce mot « violence » a envahi les plateaux télé depuis le début du mouvement des gilets jaunes. Depuis, chaque jour, les mêmes voix s’expriment, hurlent sur le sujet. Pour dire quoi ? Et de quelles violences on ne parle pas ? Mutilé, avocat, journaliste, policier, militants répondent à cette question.

Leave a Reply