Interview de Sacha Bonnefond, lauréate et chanteuse dans le groupe DHAMMA

By | 8 - Marseille 2018, Promotion 2015, Promotions 2016 | No Comments

Tout d’abord, merci à Sacha d’avoir bien voulu à répondre à mes questions.

Sacha, raconte-moi tout, je t’ai vue le samedi 27 Janvier 2018, sur scène à Marseille, et tu sais combien j’ai apprécié votre concert. Mais dis-moi tout, avant d’intégrer l’Institut de l’Engagement, que faisais-tu ? Quel était ton service civique ?
Avant de devenir lauréate, je menais de front trois activités : je rédigeais mon Master II en Philosophie politique, j’enregistrai mon premier album avec Dhamma et j’étais en Service Civique à l’Opéra national de Paris. Là-bas, j’encadrai un projet éducatif artistique appelé « 10 mois d’école et d’opéra » qui proposait des projets entre des écoles primaires de Paris et l’Opéra, permettant ainsi aux élèves d’apprendre le violon avec des professionnels ou d’apprendre le théâtre et de faire une représentation sur la scène de l’opéra. »

Quel était ton projet à ton oral à l’Institut de l’Engagement ? S’est-il concrétisé ? Comment l’Institut de l’Engagement a-t-il pu t’aider ?
Lors du Jury pour l’Institut je me suis présentée avec divers projets car j’avais la tête pleine d’envie et d’espoir : je voulais fonder un café coopératif, ou encore un festival à visée éthique. Mais j’ai compris après qu’il fallait que je me consacre pleinement à mon projet musical qui en réalité prenait tout mon temps et que je considérais comme une priorité. L’Institut m’a aidée pour me donner confiance et également en m’offrant une bourse qui m’a permis d’acquérir du matériel pour améliorer la performance scénique.

Comment t’es-tu dit que tu voulais percer dans la musique ? On sait tous que le marché de la musique est semé d’embûches, et pourtant quand on vous voit sur scène, clairement on sent qu’elle est faite pour vous…
Depuis que j’ai 4 ans, j’invente des chansons. Je passe mes journées à chanter et à créer des mélodies. J’ai toujours aimé ça et même si j’ai fait des études littéraires en parallèle, je n’ai jamais arrêté de composer, tout simplement parce que j’en avais besoin pour exprimer mes émotions. J’ai voulu tenter ma chance pour ne pas avoir de regrets plus tard.

Comment ton groupe s’est-il crée ? Peux-tu nous expliquer le nom de ton groupe ? J’avoue qu’il m’intrigue beaucoup.
Dhamma est parti d’une rencontre par l’intermédiaire d’une amie en commun. Le contact est super bien passé et on a été tous les deux très admiratifs de voir que nous étions vraiment complémentaires : Khalil savait faire ce que je ne pouvais pas faire et vice versa. On a passé des mois à chercher un mot puis le nom Dhamma est venu finalement. C’est un mot en pali, une ancienne langue indienne. Il veut dire que la source de notre souffrance c’est le désir, c’est-à-dire le fait de toujours vouloir ce qu’on a pas  et d’avoir des difficultés à se réjouir de ce qu’on a… Dhamma désigne cette loi et désigne le chemin sur lequel s’engager pour vivre plus heureux. Pour nous, c’était aussi une façon de dire que c’est la musique qui nous aide à rentrer en lien avec nos émotions et à mettre en mot ce que nous vivons au quotidien.

Tes prochaines dates pour qu’on puisse à nouveau vous écouter ? Vos futurs projets dans la musique (un nouvel album ?)
Nous avons plusieurs dates à Perpignan et Paris ces prochains mois et d’autres dates sont en cours de confirmation. Pour le moment, l’idée est de faire vivre l’EP (un petit album avec quelques titres qui précède un album complet) en le jouant sur scène, donc notre priorité est de trouver des dates, de jouer dans des festivals pour se faire connaître et rencontrer le public. Chacun de notre côté, nous avons aussi des projets personnels qui ne nous appartiennent qu’à nous et qui sont en cours. J’ai quelques compositions de côté que je voudrais retravailler notamment…

Si tu pouvais résumer ton année à l’Institut de l’Engagement, en plusieurs mots, qu’est-ce que tu dirais ?
Acceptation de soi, bienveillance et fraternité. Ce sont des mots qui me viennent quand je pense à mon année à l’Institut de l’Engagement. J’ai appris à ne pas juger, à avoir confiance et à croire un peu plus en mes projets.

Interview par Marie Guillan, lauréate Automne 2016

Portraits de lauréats : Aymane

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Présente toi en quelques mots et présente nous ton projet :
Je m’appelle Aymane, j’ai 24 ans et je suis étudiant à Lyon. Je fais un Master 2 « Gestion des territoires et développement local » et j’ai rejoint l’Institut de l’Engagement au sein de la filière Création d’activité. Mon projet, c’est d’ouvrir un complexe de futsal à Mayotte, pour au moins deux grandes raisons :  d’abord parce que je suis originaire de l’île, ce serait une manière pour moi de rentrer dans mon département auprès de mes proches. Ensuite parce que ce genre de complexe n’existe pas à Mayotte, l’offre de loisirs en règle générale est insuffisante, donc c’est une manière pour moi de participer modestement au développement de Mayotte à travers le sport et le loisir.

Ou as-tu effectué ton service civique ?
J’étais en mission à la Fédération Française de Taekwondo, pendant 8 mois, dans le cadre du plan « Citoyens du sport ». Mon binôme et moi étions chargés de transmettre des valeurs citoyennes aux jeunes sportifs.  A chaque compétition, on tenait notre stand, les jeunes combattaient mais entre chaque combat, pendant les moments creux, ils passaient devant nos stands, ils étaient curieux, ils venaient, on jouait ensemble et en même temps on discutait. On a préparé des jeux, on les a détournés pour faire parler les jeunes de la citoyenneté. Il y avait, par exemple, un mémory avec certains mots-clés, un jeu de l’oie avec des questions sur la citoyenneté…

Est-ce que c’est ta mission de Service Civique qui a donné vie à ton projet ?
La mission m’a donné l’idée d’incorporer, dans mon projet d’entreprise, un côté associatif et tourné vers la jeunesse. Mais mon idée avant le Service Civique, c’était déjà d’être entrepreneur. Par contre, le fait d’avoir fait cette mission, d’avoir été au contact des jeunes et d’avoir aimé ça, ça m’a permis d’intégrer cet aspect à mon projet.  Avant ma mission, j’ai aussi été « bénévole » dans le club de foot ou j’ai joué à Mayotte. J’encadrais les entraînements des plus jeunes, j’accompagnais aux compétitions et à travers ça, mais aussi ma vie à Mayotte, j’ai vu qu’il y a des gens qui me ressemblaient énormément mais qui avaient moins de chance et des difficultés que moi je n’ai pas vécues. Ces expériences me donnent envie de faire quelque chose comme ça dans mon futur futsal, pour l’instant je ne sais pas encore comment mais le but, ce sera de faire participer les jeunes qui ont moins de moyens et de les aider. En tout cas, on trouvera comment faire et on fera.

Qu’est-ce qui t’as poussé à candidater à l’Institut de l’Engagement ?
C’est un heureux hasard je dirais! J’ai eu l’idée de créer mon entreprise en juin 2017, j’ai commencé à travailler sur l’idée sans penser à l’IDE. J’ai passé un été à Mayotte et, à mon retour en métropole en septembre, j’ai commencé à chercher tout ce qui existait pour les jeunes entrepreneurs. C’est à ce moment là que j’ai reçu le mail de l’Institut qui me disait que je pouvais postuler, et que c’était l’une des dernières fois puisque j’avais fini mon Service Civique en janvier 2017. Quand j’ai vu ça, je me suis dit que ça tombait bien, que maintenant j’avais un projet et j’ai postulé.

Qu’est-ce que tu dirais à des personnes qui hésitent à candidater ?
Je dirais déjà que c’est une super expérience, qu’il faut le faire! Et que, pour moi, pour être lauréat de l’Institut de l’Engagement, il faut être humble et travailleur. Humble parce que postuler, c’est se dire qu’on a un projet et avoir l’humilité de se dire qu’on a besoin d’être accompagné. Travailleur car, même si on nous tient la main dans la réalisation de ce projet, on doit avancer par nous mêmes et avoir la volonté de travailler. Pour finir, je dirais qu’on bénéficie d’un super accompagnement et que c’est un excellent moyen de rencontrer des gens intelligents, accessibles et enrichissants.

Propos recueillis par Noëlla Taombé

Envol de la promo Alheli !

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Cette fin d’université fut riche en émotions. La lauréate Eléonore Giraud, artiste-peintre, a offert en cadeau un tableau à l’Institut. Elle m’avait expliqué qu’ils pouvaient le garder ou bien récolter des dons pour l’Institut de l’Engagement. J’ai trouvé le concept génial, elle venait en quelque sorte de faire un don de soi à l’Instance. Ensuite, la place a été cédée à Constance Mukenyi, qui nous a mis les larmes aux yeux par son magnifique poème. De l’amour, voilà ce que je retiendrai essentiellement de cette année et énormément de bienveillance. Puis les larmes se sont exprimés pour ne plus s’arrêter en visionnant les photos de ces quatre séminaires. Le clap de fin était annoncé.

Beaucoup d’émotions en écrivant ce dernier article. J’en profite pour remercier à nouveau Constance Domenech, responsable du blog des Universités de l’Engagement, qui m’a fait confiance et m’a donné une totale liberté pour pouvoir m’exprimer sur la Toile.

Merci à toute l’équipe de l’Institut qui nous a aidés à réaliser nos rêves et à nous redonner confiance en nous, après toutes nos épreuves traversées. Par cette année, une chose est sûre c’est que j’ai grandi, j’ai mûri. Tout n’est pas encore acquis mais j’ai évolué et c’est tout ce qui compte. Je suis devenue de plus en plus engagée dans mes idées, et je sais que je veux devenir actrice de ces futurs changements.

Merci aux lauréats d’être beaux. J’ai fait de merveilleuses rencontres humaines qui resteront gravés dans ma mémoire. J’espère vous revoir bientôt.

Avec toute mon affection à tous. Marie.

Texte : Marie Guillan, lauréate Automne 2016

Parlons d’amour – poème

By | 8 - Marseille 2018, Promotions 2016, Promotions 2017 | 2 Comments

Parlons d’amour

{BoomBoom, BoomBoom, BoomBoom, …}

À l’Institut,
Nous parlons…
Nous parlons de tout,
Nous parlons de rien,
Nous parlons de n’importe quoi.

À l’Institut,
Dans cet incessant flow de mots,
Joyeux, tristes, sérieux et/ou rigolos,
Ce qui importe, c’est le lien.
Tissé au fil des Universités, ce lien semble être sacré.
Basé sur la confiance,
Il nous fait grandir, murir, muter
Comme avant nous, la Chrysalide,
Transformée en papillon, déjà envolée…

Parler,
On Ose parler, Read More